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(fr) Regeneracion [ESP] - Notre seule guerre est la lutte des classes - Organisation et lutte; hier, aujourd'hui et demain. Par la rédaction de REGENERATION (es) [Traduction automatique]
Date
Fri, 8 May 2026 22:16:18 +0100
Aujourd'hui, 1er mai, marque le 140e anniversaire de la grève de
centaines de milliers d'Américaines qui se sont battues pour la journée
de huit heures. Elles ont triomphé. La jeune classe ouvrière, galvanisée
par les efforts inlassables des militants communistes et anarchistes,
forgée au fil de décennies de lutte, a aiguisé ses armes et démontré au
monde entier sa force. ---- La bourgeoisie, bien sur, n'allait pas
rester silencieuse: trois jours plus tard, à Chicago, la police ouvrait
le feu sans discernement sur les manifestants; la presse bourgeoise
calomniait les grévistes et incitait à la répression; et un procès
truqué entraînait l'exécution de militants anarchistes. La bourgeoisie a
riposté de toutes ses forces, et cela n'a pas suffi.
Malgré la barbarie, malgré un capital désormais démasqué, prêt à tout
pour conquérir, dévaster et exterminer, la classe ouvrière d'hier a
démontré sa force sociale.
La bourgeoisie ne pouvait rien faire contre une classe consciente qui a
réussi à l'emporter et à imposer la journée de huit heures. Cette
victoire est notre héritage.
Deux siècles plus tard, en ce 1er mai, nous renouvelons l'engagement de
tous ceux qui ont lutté pour la dignité de la classe ouvrière.
Aujourd'hui plus que jamais, alors que notre classe se réorganise,
cherche sa voie, nous nous souvenons et embrassons l'histoire de tous
ceux qui ont consacré leurs efforts, et parfois même leur vie, à la
lutte de tous.
Car, malgré les changements de formes, l'oppression de notre classe
persiste. Nous la constatons dans nos vies, de plus en plus précaires et
incertaines, contraints d'exister dans un système qui compromet l'accès
à un logement décent, la possibilité de joindre les deux bouts malgré un
emploi. La nommer est le premier pas pour la combattre.
Une fois encore, nous dénonçons l'exploitation du travail, les
conditions de travail qui nous rendent malades physiquement et
psychologiquement, les salaires insuffisants pour couvrir nos besoins
essentiels, la précarité des contrats et la difficulté croissante de
concilier travail, repos et vie personnelle; une situation qui touche
particulièrement les plus vulnérables de notre classe.
Contre la montée de l'extrême droite et contre le fascisme, qui infiltre
la société par la peur, la désillusion et le sentiment d'absurdité. Il
se dissout sur internet et se cristallise dans les institutions de
l'État bourgeois pour défendre les intérêts de ses véritables maîtres:
les capitalistes. Contre la peur qui paralyse, nous opposons
l'organisation qui libère.
Notre classe n'est pas homogène. Nous vivons sous le poids de diverses
formes d'oppression et de violence, intrinsèques au capitalisme et qui
le perpétuent, telles que le colonialisme, l'impérialisme, le racisme,
le sexisme et les discriminations envers les minorités sexuelles et de
genre. L'unité n'est pas acquise; nous la construisons jour après jour,
en additionnant les luttes et les luttes des personnes marginalisées de
la classe ouvrière. Chaque lutte est une victoire.
Nous sommes internationalistes et, de ce fait, nous avons une conception
globale du capitalisme, ce qui nous conduit à la solidarité avec les
peuples opprimés. Les frontières ne sont rien de plus que des
instruments de classe. Nous rejetons toutes les institutions de l'État
bourgeois créées pour sa défense, des centres de rétention
administrative à Frontex.
Nous défendons une interprétation de l'écologie fondée sur la lutte des
classes, dénonçant le pillage et la destruction de nos ressources, le
néocolonialisme économique et la dévastation des terres causée par
l'accumulation capitaliste et la fausse théorie de la croissance infinie.
La crise climatique et énergétique, exacerbée par l'inégale répartition
des ressources, doit être appréhendée dans ce cadre. C'est la classe
ouvrière, en particulier celle du Sud, qui paiera de son sang les
conséquences de la lutte pour les ressources et de ses moyens de
subsistance les conséquences des sécheresses et des tempêtes.
Contre le réarmement impérialiste, la guerre et le génocide, perpétrés
pour défendre les intérêts de la classe capitaliste occidentale, qui
ravage le Sud depuis des années. Guerres capitalistes, impérialistes et
criminelles qui fauchent la vie des travailleurs pour défendre les
intérêts d'une poignée d'individus qui ne connaîtront jamais l'horreur
de la guerre. Notre solidarité est sans frontières, car notre lutte
l'est aussi. Pas de guerre entre les peuples, pas de paix entre les classes.
La classe ouvrière traverse une période de recomposition. Sans programme
politique révolutionnaire, elle est condamnée à une lutte de résistance
où la victoire n'est pas synonyme de progrès, mais plutôt d'enrayer
l'érosion des acquis d'hier. Elle est freinée par des syndicats
contrôlés par et pour le capital, qui limitent et trahissent ses luttes.
La fin de l'histoire n'est pas encore arrivée, et encore moins la fin de
l'histoire de notre classe. Des lueurs d'espoir persistent là où
d'autres ne voient que le silence. Chaque assemblée convoquée, chaque
grève menée, chaque camarade qui fait un pas en avant porte en elle le
potentiel d'une brèche qui pourrait bien faire tomber le mur.
Aujourd'hui, nous avons l'opportunité de nous réorganiser et de bâtir
une organisation révolutionnaire et libertaire forte, capable
d'affronter les bureaucraties, les dérives opportunistes ou
autoritaires. Une organisation qui non seulement résiste, mais qui nous
rapproche aussi du monde que nous voulons: horizontal, solidaire, vivant.
Nous ne partons pas de zéro. Nous partons de 140 ans de luttes chèrement
acquises, de souvenirs qui nous soutiennent, de camarades qui nous ont
précédés et qui ont cru que c'était possible, et qui avaient raison. La
seule voie qui s'offre à notre classe est la révolution.
Aujourd'hui, hier et demain, notre guerre est la même: la lutte des classes.
Batzac - Hédra - Liza - Xesta - Embat
https://regeneracionlibertaria.org/2026/05/01/nuestra-unica-guerra-es-la-guerra-de-clases/
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